Une nouvelle méthode permet-elle de détecter plus tôt le cancer du foie

Une nouvelle méthode permet-elle de détecter plus tôt le cancer du foie

Le cancer du foie reste l’une des causes majeures de décès par cancer dans le monde. En Chine, le taux de survie à cinq ans n’est que de 14 %, principalement parce que la maladie est souvent diagnostiquée trop tard. Les méthodes actuelles de dépistage, comme l’échographie abdominale et les marqueurs sanguins, manquent de précision pour identifier les tumeurs à un stade précoce.

Une équipe de chercheurs a développé un nouveau modèle appelé GAMAD. Celui-ci combine l’analyse de l’ADN tumoral circulant dans le sang avec des marqueurs sanguins classiques et des données comme l’âge et le sexe. L’ADN tumoral circulant correspond à des fragments d’ADN libérés par les cellules cancéreuses dans la circulation sanguine. Leur méthylation, une modification chimique de l’ADN, peut révéler la présence d’un cancer du foie avant même que la tumeur ne soit visible à l’imagerie.

L’étude a impliqué plus de 1 600 personnes, dont des patients atteints de cancer du foie, d’hépatite ou de cirrhose, ainsi que des individus sans anomalie hépatique détectable. Les résultats montrent que ce modèle détecte le cancer du foie à un stade précoce avec une précision de 80 %, contre 50 % pour les marqueurs sanguins traditionnels. Sa capacité à distinguer les vrais cas de cancer des faux positifs atteint 90 %, ce qui limite les erreurs de diagnostic.

GAMAD s’avère particulièrement efficace pour les personnes à haut risque, comme celles atteintes d’hépatite B ou de cirrhose. Il permet de repérer 86 % des cancers à un stade très initial, là où les autres tests échouent souvent. Comparé à un modèle existant, GALAD, qui utilise uniquement des marqueurs sanguins, GAMAD offre une amélioration significative de la détection précoce.

Les chercheurs soulignent que cette approche pourrait compléter ou même remplacer l’échographie dans les régions où cet examen est moins accessible ou moins fiable. Elle ouvre la voie à un dépistage plus large et plus précis, surtout dans les pays où le cancer du foie est fréquent en raison de l’hépatite B.

L’utilisation de ce modèle pourrait changer la prise en charge des patients à risque. En identifiant les tumeurs plus tôt, il devient possible de proposer des traitements plus efficaces et d’améliorer considérablement les chances de survie. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer son utilité dans d’autres populations et contextes cliniques.


Références des contenus

Référence officielle

DOI : https://doi.org/10.1186/s43556-026-00426-3

Titre : Development and validation of a high-confidence diagnostic model integrating ctDNA methylation and serum biomarkers for early-stage hepatocellular carcinoma detection

Revue : Molecular Biomedicine

Éditeur : Springer Science and Business Media LLC

Auteurs : Han Wu; Mingda Wang; Zhiyi Wan; Lanqing Yao; Shuang Zhou; Hui Wang; Guoyue Lv; Nanya Wang; Fengmei Wang; Jiahao Xu; Xinfei Xu; Chao Li; Yongkang Diao; Timohty M. Pawlik; Rui Liu; Feng Shen; Tian Yang

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